MELANOME

  Mélanome

Epidémiologie

Le mélanome est en constante augmentation avec un doublement de l’incidence tous les dix ans en Europe. L’incidence est d’environ 10 nouveaux cas pour 100.000 habitants par an (Nouvelle-Zélande 45).
Le risque de développer un mélanome est d’environ 1% en France (Nouvelle-Zélande 5.7%).
En France, le mélanome est plus fréquent chez la femme : environ 13 cas chez la femme pour 9 cas chez l’homme).
L’âge moyen est de 55 ans.

Facteurs de risque

Un antécédent personnel de mélanome
5 à 8% des patients atteints d’un mélanome développeront un deuxième mélanome et ceci, fréquemment, dans un délai de deux ans suivant le diagnostic.

Un antécédent familial de mélanome
Le risque de développer un mélanome pour les descendants et la fratrie d’un patient atteint est de l’ordre de 3%, il est de l’ordre de 10% si le parent présente plusieurs mélanomes ou si plusieurs membres de la famille sont atteints.

Un nombre élevé de naevus (grains de beauté) et/ou la présence de naevus atypique
Une personne avec plus de 100 naevi a 7 fois plus de risque de développer un mélanome que ceux qui ont moins de 15 naevi. 30% des mélanomes se développent sur un naevus préexistant, 70%  se développent de novo.
Le naevus atypique est un grain de beauté avec au moins 3 des critères suivants : bord mal défini, diamètre de 5mm ou plus, couleurs multiples, contour irrégulier et rougeur. Une personne avec au moins 5 naevi atypiques a 6 fois plus de risque de développer un mélanome que celui qui ne présente pas de naevus atypique.

Un phototype clair
Les personnes de phototype clair attrapent facilement un coup de soleil et bronzent très  peu.

L’exposition solaire intense durant l’enfance
L’impact d’exposition solaire durant l’enfance est estimé à 50 à 80% des dégâts solaires encourus sur l’ensemble d’une vie.

Questions qui restent soumises à débat

Le rôle des bancs solaires
La pratique du banc solaire, presque toujours commencée, fort heureusement, à l’âge adulte, pèse statistiquement peu. En Scandinavie une association modérée mais significative a été démontrée entre l’usage du banc solaire et le mélanome chez la femme ayant fait au moins 40 heures de banc solaire, surtout avant l’âge de 30 ans.

Les photoprotecteurs
La meilleure photoprotection est physique (rester à l’ombre, se couvrir par des textiles), que l’exposition doit toujours être progressive, et les crème solaires ne devraient théoriquement pas autoriser une exposition solaire plus longue ni plus intense (effet naturel d’ « alarme » provoqué par le coup de soleil).
En général, les crèmes solaires  sont utilisées en trop petites quantités (seulement un quart de quantité nécessaire pour obtenir l’indice de protection marqué sur l’écran solaire) et ne sont pas appliquées régulièrement.

Les règles de dépistage

Règle ABCDE
Asymétrie
Bords irréguliers
Couleurs
Diamètre
Evolution

Vilain petit canard
La méthode dite du « vilain petit canard » permet, de façon plus intuitive, de repérer le naevus différent des autres.

Il est important d’examiner l’ensemble du tégument sans oublier le cuir chevelu, les plantes des pieds et les espaces interdigitaux.
L’âge du patient doit être pris en compte  puisque un nouveau naevus ou un naevus se modifiant avant l’âge de 50 ans est un mélanome dans 1% des cas tandis que chez l’individu de plus de 50 ans, cette lésion sera un mélanome dans 30% des cas.

Un patient atteint d’un mélanome sans antécédent familial et sans contexte de syndrome de naevus atypique devrait avertir si possible ses frères, sœurs, parents, enfants, adultes afin de les sensibiliser au dépistage de lésions suspectes.

Les membres de la famille d’un patient atteint d’un mélanome familial ou dans le cadre d’un syndrome de naevus atypique familial devraient se soumettre à un dépistage systématique.
Cabinet de Dermatologie Dr Agnès LIEBER-MBOMEYO et Dr Stefan WALTHER (SCM) 47, route de Lyon 67400 ILLKIRCH-GRAFF. Tél 03 88 79 10 55 secreteriat@drwalther.fr